La production nationale suisse ne suffit plus à couvrir la demande en œufs de poule, alors que la consommation monte en flèche ces dernières années.
Après les États-Unis, la Suisse agit à son tour pour éviter une pénurie d’œufs de poule. Ce mercredi, le gouvernement fédéral suisse a annoncé qu’il allait faciliter l’importation de 10.000 tonnes supplémentaires d’ici la fin de l’année. «À la demande de la filière, le Conseil fédéral a, le 30 avril 2025, augmenté le contingent d’œufs de consommation de 48% pour le porter à 31.000 tonnes», explique le gouvernement dans un communiqué publié mercredi.
Cette mesure permettra d’importer environ 158 millions d’œufs supplémentaires à un taux de droits de douane réduit d’ici à la fin de l’année «et d’assurer l’approvisionnement du pays en œufs de consommation durant l’année courante». Pour ne pas léser les producteurs locaux, les négociants se sont engagés à prendre les œufs dans les quantités convenues avec eux, précise le gouvernement.
Risque de concurrence avec les États-Unis
La consommation d’œufs en Suisse monte en flèche. Rien qu’entre 2023 et 2024, elle a augmenté de 9 unités par habitant, passant à 198 œufs par an, soit une hausse de près de 5%, rappelle le gouvernement. «Bien que la production suisse ait progressé de 2,8% pendant cette période, une partie de la consommation supplémentaire doit être couverte par des importations», précise le communiqué.
Le petit pays alpin risque de se retrouver en concurrence avec les États-Unis, où l’explosion du prix des œufs frais à cause de la grippe aviaire a occupé une place inhabituellement importante dans l’élection qui a vu Donald Trump revenir à la Maison-Blanche. Les États-Unis veulent importer des centaines de millions d’œufs et ont approché des producteurs en Corée du Sud et en Turquie mais aussi dans plusieurs pays européens dont la Pologne et la Lituanie.
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