Pas de statut, directeur sous OQTF… Les trop longues dérives de l’école irakienne de Paris

Sans statut depuis plus de 50 ans, elle est aujourd’hui fermée. Et son directeur fait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français.

Au 12, rue Eugène-Delacroix dans le très chic 16e arrondissement de Paris, on aperçoit à travers les vitres d’un hall d’entrée vide un drapeau irakien accolé à un fanion tricolore. Aux étages de l’immeuble, qui appartient à l’État irakien mais ne bénéficie pas du statut diplomatique, les rideaux sont baissés. La façade affiche toujours « École complémentaire irakienne », mais l’établissement est fermé, et son directeur Firas al-Hamadani soumis, depuis le 31 décembre dernier, à une obligation de quitter le territoire français (OQTF).

Révélée par Le Figaro qui a eu accès au dossier, cette « affaire sensible » selon un officiel français, pourrait envenimer les relations entre Paris et Bagdad, alors que Jean-Noël Barrot, le ministre des Affaires étrangères, doit se rendre le 23 avril en Irak.

L’établissement a été ouvert en 1973, à l’âge d’or de la relation franco-irakienne, mais en dehors du cadre réglementaire français. L’école est donc en situation irrégulière depuis plus d’un demi-siècle…

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Source du contenu: www.lefigaro.fr