Chasse au blackface, réécriture de livrets, ouvrages 100 % féminins ou racisés… L’opéra est-il devenu trop woke ?

ENQUÊTE – Alors que l’Opéra Comique propose une œuvre contemporaine 100 % féminine et estampillée « zéro achat », la place réservée à certaines idéologies militantes dans le lyrique et le ballet interroge.

Un opéra 100 % féminin. Composé par une femme. Écrit et mis en scène par une femme. Dirigé par une femme. Chanté exclusivement par quatre femmes. Qui parle d’une histoire d’amour entre femmes. Un ménage à trois. Plongée dans l’intimité de leur relation en « trouple ». De leur vie avec une enfant HPI. Le tout dans une version scénique estampillée « zéro achat ». 100 % écolo, ou presque. Avec costumes et décors réutilisés et réutilisables – mais avalanche de vidéos. Dans une « optique de durabilité » (le spectateur sera heureux de l’apprendre).

Ce n’est pas là l’argumentaire du dernier succès annoncé du Festival woke, assumé et revendiqué, qui se tient au Théâtre 14 avec le soutien de la ville de Paris. Mais bien celui de la nouvelle création qui se joue, depuis jeudi soir, à l’Opéra Comique : Les Sentinelles, de Clara Olivares et Chloé Lechat. Créée cet hiver à l’Opéra national de Bordeaux, l’œuvre sera prochainement visible sur Arte.tv. Par un étrange concours de circonstances…

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Source du contenu: www.lefigaro.fr