EN DIRECT – Droits de douane : environ 28.000 entreprises françaises vont être touchées par les surtaxes de Trump, selon la porte-parole du gouvernement

Un conseil stratégique du conseil extérieur se tiendra le 13 mai prochain «pour garantir la protection de nos secteurs économiques vitaux», annonce Sophie Primas

La France se met en ordre de bataille. «Le président présidera un conseil stratégique du conseil extérieur le 13 mai pour garantir la protection de nos secteurs économiques vitaux», a annoncé la porte-parole du gouvernement ce mercredi à l’occasion du conseil des ministres.

Sophie Primas assure que la France «garde la main tendue, avec la volonté de parvenir à une solution négociée avec les États-Unis». Quant aux droits de douane réciproques souhaités par l’Union européenne, «rien n’est acté à ce stade, il faut négocier avec nos partenaires mais aucune piste n’est écartée», a fait savoir la porte-parole.

Environ 28.000 entreprises françaises touchées par les droits de douane

Les entreprises tricolores sont nombreuses à être frappées par l’augmentation des droits de douane de Donald Trump. Selon la porte-parole du gouvernement, Sophie Primas, elles sont ainsi 28.000 en France. «Nous sommes dans une position d’inventaire. Nous ne sommes pas capables de dire quel sera l’impact sur la croissance et les entreprises», a-t-elle souligné lors du conseil des ministres ce mercredi.

Washington se croit hors des «règles» du droit économique international, s’agace la diplomatie russe

Si la Russie a été épargnée par Donald Trump d’une nouvelle surtaxe douanière, elle déplore tout de même les choix du président américain. Pour la diplomatie russe, Washington se croit ainsi hors des «règles» du droit économique international. La Russie s’«inquiète» également de l’escalade de la guerre douanière entre les États-Unis et la Chine.

L’Italie divise par deux sa prévision de croissance pour 2025

Le gouvernement italien s’apprête à abaisser sa prévision de croissance économique pour 2025, tablant désormais sur 0,6% contre 1,2% auparavant, dans un contexte de hausse des droits de douane américains, a indiqué mercredi à l’AFP une source gouvernementale.

Cette prévision figure dans la feuille de route économique pour les prochaines années qui devrait être approuvée par le conseil des ministres plus tard dans la journée.

L’OFCE révise sa prévision de croissance tricolore à la baisse à 0,5% en 2025

La croissance française devrait atteindre 0,5% du PIB en 2025 et 1,1% du PIB en 2026, lestée par l’incertitude sur les plans nationaux et internationaux avec la hausse de taxes douanières américaines, selon les prévisions de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) mercredi.

L’OFCE révise ainsi à la baisse sa prévision de croissance de l’automne 2024 de 0,3 point de pourcentage, une situation qui s’explique par l’incertitude politique intérieure avec un contexte marqué par l’adoption d’une motion de censure à l’Assemblée nationale, et désormais par le péril d’un conflit commercial d’ampleur et durable, consécutif aux surtaxes douanières américaines.

Les cours du pétrole poursuivent leur chute libre

Les cours du pétrole, déjà en berne, plongent ce mercredi, les marchés prévoyant une demande plus faible en raison de la guerre commerciale qui s’amplifie, avec une hausse des droits de douane mise en place par l’administration de Donald Trump.

Vers 8h30 GMT (10h30 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juin, dégringolait de 3,69% à 60,50 dollars, après s’être affiché à 60,13 dollars en séance au plus bas depuis février 2021. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en mai, chutait de 3,89% à 57,26 dollars, après avoir touché 56,70 dollars mercredi au plus bas depuis février 2021 également.

Également affaibli par les perspectives d’une demande plus faible en raison de la guerre commerciale lancée par Donald Trump, le gaz européen s’est affiché au plus bas depuis septembre dernier à 33,340 euros par mégawattheure (MWh). Le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne du gaz naturel, baisse d’environ 4,7%, à 34,550 euros le mégawattheure.

La guerre commerciale aura peu d’effet sur l’inflation européenne, selon le gouverneur de la Banque de France

À l’occasion de la présentation de sa lettre au président de la République, ce mercredi, le gouverneur de la Banque de France est revenu sur la guerre commerciale européenne. Celle-ci aura peu, voire «probablement pas» d’effet sur l’inflation européenne, a notamment commenté François Villeroy de Galhau.

«En Europe, il y a un effet sur la croissance», avec un impact direct à la baisse estimé à 0,25 point sur le PIB de la zone euro, et peu ou «probablement pas sur l’inflation», a déclaré le représentant. «Nous avons encore une marge de baisse des taux, son rythme et son ampleur sont à déterminer selon (…) un pragmatisme agile», a-t-il ajouté.

François Villeroy de Galhau, ce mercredi.
Abdul Saboor / REUTERS

Les bons du Trésor américain dans la tourmente, des suspicions sur la Chine

Les bons du Trésor américain subissent un violent effondrement ces derniers jours. Une vague de ventes a fait grimper les rendements de référence du Trésor à deux ans de 0,9% à 3,773%. Le rendement à cinq ans a,lui, bondi de 3,5% à 4,047% tandis que le rendement de référence à trente ans a grimpé de 5,4% à 5,969%.

Si ces hausses sont en lien avec les annonces de Donald Trump sur les surtaxes douanières, elles pourraient également être liées à un autre phénomène. Une spéculation émerge parmi les économistes, selon laquelle la Chine se débarrasserait d’une grande partie de ses avoirs en bons du Trésor pour faire grimper les rendements et augmenter la liquidité locale. Pour l’heure, cette théorie n’est pas encore vérifiée.

La Chine promet des mesures «fermes et vigoureuses» en réponse aux droits de douane américains


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Pékin a promis ce mercredi des mesures «fermes et vigoureuses» pour défendre ses intérêts après l’entrée en vigueur de droits de douane américains de 104% sur les produits chinois.

«Le droit légitime au développement du peuple chinois est inaliénable, et la souveraineté, la sécurité et les intérêts de développement de la Chine sont inviolables», a déclaré Lin Jian, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères lors d’une conférence de presse régulière.

Le CAC 40 et les Bourses européennes ouvrent en forte baisse

Après un rebond ce mardi, pour la première fois depuis la semaine dernière et l’annonce des nouveaux droits de douane américains, les marchés européens sont repartis à la baisse, ce mercredi.

Dans le détail, le CAC40 recule de 2,78%, Londres de 2,47% et le Dax allemand de 2,2%.

La ministre chargée des Comptes publics annonce la mobilisation de «5 milliards d’euros» pour soutenir l’économie française

«Je vous annonce, aujourd’hui, que nous nous sommes donné les moyens de mettre 5 milliards d’euros de dépenses [qui seront] repoussées, annulées ou réorientées, en réponse à ce monde instable», souligne ce mercredi matin Amélie de Montchalin. Sans dévoiler précisément les destinataires de ces 5 milliards d’euros, la ministre chargée des Comptes publics précise que l’État «a mis 9 milliards d’euros de réserve de côté, sur lesquels il va activer 5 milliards de dollars». «C’est notre argent, ce sont nos impôts», a-t-elle clamé. Une partie de cette enveloppe pourrait être réallouée au secteur de la défense.

«On est en train d’agir pour les Français et le désendettement», assure Amélie de Montchalin sur RMC. Elle met en garde les Américains : «Nous aussi, si on nous taxe, on peut taxer des choses américaines. On peut aller beaucoup plus loin et on peut regarder les services numériques des Américains, on peut être fermes.» La ministre française appelle les autres pays européens à «jouer groupés en étant forts et unis». «On a connu le “quoi qu’il en coûte” des crises, maintenant la doctrine est très différente, avec le “quoi qu’il arrive”», conclut Amélie de Montchalin.

Amélie de Montchalin, ministre chargée des Comptes publics.
LUDOVIC MARIN / AFP

L’Europe doit se préserver d’une redirection du commerce chinois sur son territoire, estime Marc Ferracci

Les droits de douane américains pourraient aussi avoir des effets secondaires en Europe. «Le risque, c’est qu’il y ait une redirection des flux commerciaux chinois massifs» des États-Unis vers l’Europe, a alerté sur Franceinfo le ministre de l’Industrie Marc Ferracci. «On est déjà confrontés à une offre chinoise surcapacitaire qui risque de s’amplifier», a-t-il ajouté, précisant que la réponse européenne doit également inclure des mesures pour prévenir de tels effets.

L’Europe doit apporter une réponse «ferme» mais «proportionnée» aux droits de douane européens, plaide Marc Ferracci


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La réponse européenne aux droits de douane de Donald Trump «a besoin d’être ferme», mais «doit aussi être proportionnée», a estimé Marc Ferracci, ministre de l’Industrie et de l’Énergie sur Franceinfo. «L’augmentation des droits de douane tous azimuts, ce n’est pas la bonne solution», a-t-il martelé. Il appelle à rester unis au risque de «sortir perdants» en cherchant des accords bilatéraux, qui seront nécessairement déséquilibrés compte tenu du poids économique des États-Unis.

Au-delà de cette réponse européenne de «court terme», il appelle à «améliorer la compétitivité de nos entreprises» pour résister. Cela passera par une simplification, des prix compétitifs pour l’énergie et une baisse des impôts et des charges.

La Bourse de Tokyo clôture en forte baisse

Nouvelle journée noire sur les marchés japonais. Ce mercredi, la Bourse de Tokyo a clôturé en chute de 3,93%, après l’entrée en vigueur des surtaxes américaines.

Parallèlement, les Bourses de Hongkong, Sydney, Séoul et Taïwan étaient également orientées à la baisse.

Sophie Primas voit «une opportunité d’unité européenne» dans l’imposition des droits de douane américains


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«Personne n’a a gagné [à l’imposition des droits de douane américains]. Pas plus les États-Unis que le reste du monde», a tancé Sophie Primas, porte-parole du Gouvernement sur CNews. «L’idée n’est pas de nous-même escalader, mais d’être unis en Europe et d’avoir une réponse coordonnée. C’est aussi le signal, comme pour le domaine de la Défense, d’une conscience européenne. J’y vois là la petite opportunité de cette situation», a-t-elle ajouté.

La porte-parole du Gouvernement veut également que les investisseurs «fassent preuve de patriotisme. Je ne dis pas d’annuler l’ensemble des investissements, mais d’attendre un peu pour voir comment cette ambiance industrielle va se mettre en place. […]Nous ne sommes pas à plat ventre devant les États-Unis mais debout, conscients de notre puissance».

Les Bourses européennes attendues en forte baisse à l’ouverture

Mauvaise nouvelle pour les marchés européens. Après les places financières américaines, qui ont dévissé mardi, et celles asiatiques, mercredi, les Bourses du vieux continent devraient ouvrir en nette baisse ce jour. Les contrats à terme des principaux indices, qui reflètent les échanges se déroulant avant l’ouverture, reculent :

  • À Paris, la Bourse perdrait 3,52%
  • Londres enregistrerait une baisse de 2,54%.
  • Francfort dégringolerait de 3,36%.

«Pas d’effet inflationniste à court terme en Europe», assure Olivier Garnier, chef économiste de la Banque de France

Invité de BFM Business ce mardi matin, Olivier Garnier, chef économiste de la Banque de France, a estimé que l’inflation ne devrait pas repartir à la hausse dans la zone euro. Malgré les tensions commerciales et les droits de douane supplémentaires annoncés par le président américain Donald Trump, «ce n’est pas un choc inflationniste en Europe», a-t-il affirmé. Au contraire, l’appréciation récente de l’euro face au dollar limite les pressions sur les prix. Résultat : «pas de risque de montée des prix à court terme».

Côté conjoncture, l’économie française résiste mieux qu’anticipé, la croissance du premier trimestre est estimée à +0,2 %, dans le haut de la fourchette des prévisions. L’activité progresse dans l’industrie, les services et le bâtiment. L’aéronautique reste le secteur le plus dynamique, porté par les commandes militaires, suivi par l’automobile, le luxe ou encore les vins et spiritueux, où des anticipations de hausses tarifaires ont stimulé les achats.

Elon Musk traite publiquement de «crétin» le conseiller du commerce de Donald Trump


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Les tensions ne s’invitent pas seulement dans le monde économique, mais aussi la Maison-Blanche. Mardi, le patron de Tesla s’en est violemment pris au conseiller du commerce du président américain, Peter Navarro. Dans deux messages publiés sur X, le milliardaire a insulté le proche du président américain, qualifié de «crétin» et «bête comme ses pieds».

L’homme d’affaires réagissait à une intervention de Peter Navarro sur la chaîne télévisée CNBC. Le conseiller à la Maison Blanche y déclarait qu’il considérait qu’Elon Musk n’était «pas un fabricant de voitures», mais uniquement «un assembleur», avec son entreprise Tesla – qui sera, comme tout le secteur automobile, touchée par les importantes surtaxes douanières annoncées la semaine dernière par Donald Trump.

«Si vous allez dans son usine du Texas, une bonne partie des batteries viennent du Japon et de Chine. L’électronique vient de Taïwan, les pneus aussi», a-t-il déploré. Réponse de l’intéressé : «Navarro est vraiment un crétin. Ce qu’il dit ici est manifestement faux.» «Tesla a le plus grand nombre de voitures fabriquées aux États-Unis. Navarro est bête comme ses pieds», a-t-il écrit dans un autre commentaire.

«Un choc majeur pour les Français et les Européens», clame la ministre en charge du Commerce


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«L’augmentation des droits de douane est un choc majeur pour les Français et les Européens», clame ce mercredi matin Véronique Louwagie. Pour la ministre en charge du Commerce, ce sont «les entreprises qui exportent le plus vers les États-Unis» qui vont être le plus touchées. Interrogée sur franceinfo, la ministre cite notamment 28.000 entreprises, dont «plus de 40% d’entre elles exportent plus de 50% de leurs productions» sur le sol américain.

Véronique Louwagie pointe «l’incertitude» des acteurs économiques et promeut une «unité et une réponse collective» qui doit se faire «au niveau de l’Europe». La ministre met en garde sur de possibles «difficultés de trésorerie» et des «risques de défaillances d’entreprises» dans l’Hexagone. «Nous ne connaissons pas encore très bien les impacts, ça participe à une perte de confiance» dans l’écosystème, regrette-t-elle.

Suspendre les investissements aux États-Unis : «l’économie ne fonctionne pas comme ça», tacle le patron du Medef

Les entreprises françaises doivent-elles suspendre leurs investissements aux États-Unis, comme l’a demandé Emmanuel Macron ? «L’économie ne fonctionne pas comme ça», a taclé Patrick Martin, patron du Medef, sur RTL. «Quand vous avez déjà investi», que l’usine est par exemple déjà en construction, «vous n’allez pas gâcher» cet investissement en le stoppant net, a-t-il expliqué, tout en assurant que «ce qui se passe aux États-Unis n’est qu’une parenthèse».

«Il y a un risque de déflation», craint le patron du Medef


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Face aux droits de douane de Donald Trump, «on essaie de se rassurer en se disant que la France est moins exposée que d’autres pays européens», a nuancé Patrick Martin, patron du Medef, sur RTL. Mais il a pointé «un risque de déflation», qui serait «presque pire que l’inflation», avec un retour sur le marché européen des produits chinois qui ne trouveraient plus de débouchés aux États-Unis.

Le chef de l’Asean appelle à une intégration «audacieuse» des économies de la région

L’Asean doit «agir avec audace» pour accélérer l’intégration économique régionale afin de répondre au risque de guerre commerciale provoquée par la hausse drastique des droits de douane décrétée par Washington, a estimé ce mercredi 9 avril son secrétaire-général.

Les dix pays membres de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (Asean), qui comptent les États-Unis comme principal marché d’exportation, comptent parmi les pays les plus sévèrement frappés par la hausse des droits de douane décidée par le président Donald Trump.

«Pour rester pertinents et résilients dans un monde où le chaos économique devient rapidement la nouvelle norme, nous devons agir avec audace, détermination et de concert afin de réaffirmer l’engagement de l’Asean en faveur d’un environnement stable, prévisible et favorable aux entreprises», a déclaré le secrétaire général de l’Asean, Kao Kim Hourn, lors d’une conférence sur l’investissement. Il s’exprimait à la veille d’une réunion des ministres de l’Économie et des finances d’Asie du Sud-Est et des gouverneurs des banques centrales prévue jeudi à Kuala Lumpur.

Les membres de l’Asean, qui risquent d’être fortement impactés par la hausse des droits de douane, ont choisi de ne pas prendre de mesures de rétorsion envers les États-Unis mais de privilégier le dialogue avec Washington. «Sans une action urgente et collective pour accélérer l’intégration économique au sein de l’Asean et diversifier nos marchés et nos partenariats, nous risquons de céder notre place dans une économie mondiale fracturée et en évolution rapide», a encore déclaré le secrétaire général.

Au terme des annonces américaines, le Vietnam, puissance manufacturière membre du bloc régional, se voit frappé de droits de douane de 46% sur ses exportations vers les États-Unis, tandis que le Cambodge voisin, important producteur de vêtements à bas prix pour de grandes marques occidentales, se voit imposer un taux 49%.

Un taux de 48% s’applique au Laos, de 44% à la Birmanie, 36% à la Thaïlande et 32% à l’Indonésie, tous membres de l’Asean. Un taux plus faible de 24% est imposé à la Malaisie et au sultanat de Bruneï, de 17% aux Philippines et de 10% à Singapour.

L’Asean compte une population cumulée de plus de 650 millions d’habitants, avec de grandes disparités entre des pays membres se trouvant à des stades de développement économique différents, allant des pays les plus pauvres comme le Laos et le Cambodge aux pays riches comme la place financière de Singapour.

Le secrétaire général de l’Asean, Kao Kim Hourn
BAY ISMOYO / AFP

«Faisons de ce moment une opportunité pour faire de l’UE la zone la plus attractive et compétitive pour les investisseurs», déclare Benjamin Haddad


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«Donald Trump remet en cause le système du commerce international qui est à l’origine de la prospérité des États-Unis et de ses partenaires», a déclaré sur Télématin (France 2) le ministre délégué français en charge de l’Europe de France, alors que des voix s’élèvent aux États-Unis pour contester la hausse des droits de douane décidée par le locataire de la Maison-Blanche.

«Cette guerre commerciale n’est dans l’intérêt de personne. Certainement pas dans l’intérêt des entreprises américaines. Pour se défendre, il faut montrer qu’on est capable de s’unir et de répondre de manière ferme. C’est ce à quoi les Européens sont en train de travailler», a-t-il ajouté, déplorant «des droits de douane qui ne sont pas justifiés».

Pour le ministre, les Européens ont «collectivement intérêt à avoir une réponse unie et ferme plutôt qu’à se diviser et se disperser». «Faisons de ce moment une opportunité pour les économies européennes, pour faire de l’UE la zone la plus attractive et compétitive pour les investisseurs», exhorte Benjamin Haddad.

Alain Di Crescenzo, président de CCI France déclare qu’on «parle beaucoup des droits de douane, mais les entrepreneurs commencent souvent sur le territoire national»

Invité sur Radio Classique ce mardi matin, le président de CCI France a tenu à relativiser l’impact du contexte géopolitique et de la nouvelle vague de droits de douane sur les créateurs d’entreprises français. «On parle beaucoup des droits de douane avec les États-Unis, mais la plupart des entrepreneurs commencent sur le territoire national», a-t-il rappelé.

Pour Alain Di Crescenzo, la priorité reste donc de leur faciliter la vie au quotidien, comme «l’allégement des charges» ou encore l’octroi simplifié de crédits. Selon une enquête réalisée par OpinionWay, en partenariat avec la CCI France, 27% des Français envisagent de créer ou de reprendre une entreprise un jour – un chiffre en hausse depuis la crise sanitaire.

DÉCRYPTAGE – Diamants, poulet, tabac, fil dentaire… L’Europe riposte en taxant une liste de produits américains

C’est une liste à la Prévert, qui contient diamants et fil dentaire, œufs ou bateaux de luxe. Les Vingt-Sept doivent se prononcer ce mercredi sur une nouvelle liste de produits américains dont les importations seront taxées à 25 % par l’Union européenne, en rétorsion aux droits de douane du même montant imposé par Donald Trump sur l’acier et à l’aluminium depuis le 12 mars.

Ce texte devrait être approuvé à la majorité qualifiée, même si l’Italie avait plaidé, lundi, pour reporter la mesure. Giorgia Meloni prévoit de se rendre à Washington la semaine prochaine. Il faut au minimum quinze États membres représentant 65 % de la population européenne pour que le vote passe.

Tabac, acier, textiles, volaille, maïs, riz, saucisses, jus d’orange, appareils électroménagers, plastiques, bois, produits de beauté et maquillage, rétroviseurs, motos, bateaux de luxe… La liste porte sur 22 milliards d’euros de produits importés par l’Union européenne (valeur de 2024).


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Inde : la Banque centrale réduit ses taux d’intérêt en raison d’une conjoncture mondiale «difficile»


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La Banque centrale indienne a abaissé ce mercredi 9 avril ses taux d’intérêt, espérant ainsi stimuler son économie dans un contexte économique mondial «difficile» en raison des surtaxes douanières imposées par Washington.

Le taux «repo» de référence de la cinquième économie de la planète a été baissé à 6% contre 6,25% auparavant, a annoncé la Reserve Bank of India (RBI).

Les droits de douane «génèrent beaucoup d’inquiétude et d’angoisse pour les salariés», souligne Marylise Léon


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Ce mercredi matin, la secrétaire générale de la CFDT «pense qu’il y a un vrai sujet de menace sur l’emploi, avec des questions sociales très concrètes». Pour Marylise Léon, interrogée sur LCI, «il est temps de parler de ces droits de douane en termes d’impacts sociaux», relevant qu’ils «génèrent beaucoup d’inquiétude et d’angoisse pour les salariés qui attendent d’avoir des réponses concrètes».

La représentante syndicale le martèle, «c’est important de comprendre dès maintenant qu’il va y avoir des enjeux sociaux et des questions d’investissements supprimés». «On demande à ce que les questions des droits de douane ne soient pas regardées uniquement sous le prisme économique», indique-t-elle. Marylise Léon demande également au gouvernement de «recevoir les organisations syndicales» pour engager des discussions. «On a eu un premier échange avec le ministre de l’Industrie mais il n’y a pas que l’industrie qui va être concernée», justifie Marylise Léon.

Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT.
BERTRAND GUAY / AFP

CHRONIQUE – Bertille Bayart : «Pourquoi la Chine risque de gagner la guerre commerciale»

« La Chine luttera jusqu’au bout.» Pékin a promis mardi à Donald Trump d’être son adversaire le plus redoutable dans la guerre commerciale qu’il a déclenchée le 2 avril contre l’ensemble de la planète.

L’escalade sino-américaine est désormais enclenchée. Il s’agit d’une confrontation programmée, dans son principe, de longue date. Xi Jinping est déterminé à faire de son empire la première puissance du monde. Donald Trump, pas plus que ses prédécesseurs et successeurs, ne peut lui laisser la voie libre.

Le 47e président des États-Unis peut-il gagner ce bras de fer ? Pour un homme réputé maître dans l’art du rapport de force, il est permis de s’interroger. La bataille engagée par Donald Trump va en effet se jouer sur le terrain de Xi Jinping. Car la Chine met en œuvre depuis plusieurs décennies une stratégie méthodique de sécurité économique, réduisant progressivement ses dépendances au reste du monde et construisant patiemment les dépendances des autres à son appareil productif. «Jusqu’au bout», l’expression utilisée par Pékin mardi est bien choisie.

DÉCRYPTAGE – Pourquoi la Suisse est si lourdement frappée par les droits de douane de Donald Trump

Un nom : «Switzerland», et un chiffre : 31%. L’apparition de la Suisse à la neuvième ligne du tableau des sanctions douanières, brandi le 2 avril dernier par Donald Trump, avait de quoi surprendre. Dans le petit pays alpin, l’annonce a fait l’effet d’un coup de tonnerre dans les milieux politiques et économiques.

Frappée avec quasiment la même vigueur que les plus grands exportateurs asiatiques, comme la Chine ou le Vietnam, la petite économie helvétique voit rouge : en 2024, 18,6% de ses exportations sont allées vers les États-Unis, son premier marché à l’export. «Le marché américain, c’est 7 points de PIB suisse. C’est considérable», relève Mark Diethelm, analyste chez Vontobel. Dans les vallées horlogères suisses, comme dans l’industrie de pointe, l’inquiétude grandit.

L’économiste Gabriel Zucman propose de «taxer les oligarques américains» sur leurs entreprises en Europe

«Cibler les oligarques américains en taxant leurs entreprises en Europe», en réponse aux droits de douane imposés par Donald Trump à l’Union européenne. C’est ce que Gabriel Zucman, économiste spécialisé dans les inégalités, en marge d’une conférence co-organisée par l’École d’économie de Paris (PSE) et l’EU Tax Observatory, à Paris.

L’objectif : conditionner l’accès au marché européen au paiement d’une taxe minimale par les multinationales et leurs propriétaires. «Ce type de riposte ciblée sur les acteurs économiques les plus puissants est plus prometteuse qu’une guerre commerciale traditionnelle, qui augmenterait l’inflation et les tensions internationales», a-t-il précisé.


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Une nouvelle réunion des acteurs économiques prévue ce mercredi à Bercy

Le ministre de l’Économie Éric Lombard réunit ce mercredi à Bercy les acteurs économiques au lendemain d’une autre réunion consacrée à l’élaboration de la position française dans la riposte européenne face à la crise commerciale mondiale déclenchée par la hausse des droits de douane américains.

La réunion doit se tenir en présence des autres ministres de Bercy, Marc Ferracci (Industrie) et Amélie de Montchalin (Comptes publics), et des ministres déléguées au Commerce, Véronique Louwagie, au numérique, Clara Chappaz, et au tourisme, Nathalie Delattre.

DÉCRYPTAGE – Voiture, smartphone, petit-déjeuner : trois exemples pour comprendre les effets des droits de douane sur les Américains

Et à la fin, ce sont les Américains qui payent. Alors que Donald Trump a été élu en partie sur la promesse de contenir l’inflation aux États-Unis, la guerre commerciale mondiale qu’il a lancée mercredi 2 avril pourrait faire mécaniquement augmenter les prix de nombreux biens de consommation.

Les droits de douane sont une mauvaise nouvelle aussi bien pour les entreprises étrangères exportant aux États-Unis que pour les entreprises produisant sur le sol américain, dont les coûts de production pourraient exploser avec ceux des matières premières.

À ce stade, rien ne laisse penser que certaines firmes pourraient bénéficier d’exemptions, comme ce fut le cas durant le premier mandat de Trump. Et difficile d’imaginer que celles-ci choisiraient d’absorber la hausse du coût de revient plutôt que de la répercuter sur les consommateurs. Illustration avec trois indispensables du quotidien d’un Américain : le smartphone, la voiture et le petit-déjeuner.

La Bourse de Tokyo chute de 5%, le yen bondit de 1% face au dollar

La Bourse de Tokyo chute de 5% mercredi, accélérant ses pertes après l’entrée en vigueur des surtaxes douanières américaines ciblant des dizaines de pays dont le Japon, tandis que le yen, devise refuge face aux incertitudes, bondissait face au dollar.

Vers 04H30 GMT, l’indice vedette Nikkei plongeait de 5,14% à 31.314 points, et l’indice élargi Topix perdait 4,54% à 2.321 points. La monnaie japonaise grimpait de 1,06% face à un billet vert affaibli, à 144,71 yens pour un dollar, au plus bas depuis octobre 2024.

La Bourse de Taïwan plonge de 5,8%

La Bourse de Taïwan a plongé de 5,8% dans les échanges de l’après-midi mercredi 9 avril après l’entrée en vigueur des droits de douane punitifs imposés par le gouvernement de Donald Trump.

L’indice de référence Taiex a perdu 1.074,32 points à 17.385,63 points, malgré un fonds de stabilisation de 15 milliards de dollars activé par le gouvernement de Taipei.

Les États-Unis «ne permettront pas» une influence chinoise sur le canal de Panama

Les tensions grimpent entre les États-Unis et la Chine. Le secrétaire américain à la Défense Pete Hegseth a assuré mardi au Panama que le gouvernement de Donald Trump «ne permettra pas» que la Chine «mette en péril» le fonctionnement du canal interocéanique.

«Aujourd’hui, le canal de Panama fait face à de nouvelles menaces. Les États-Unis ne permettront pas à la Chine communiste ou à tout autre pays de mettre en péril le fonctionnement ou l’intégrité du canal», a déclaré le chef du Pentagone dans un discours prononcé dans un poste de police situé à l’une des entrées du canal.

Les États-Unis, qui ont creusé le canal et l’ont ouvert en 1914, en ont cédé le contrôle au Panama en 1999. Mais le président américain a menacé de le reprendre, sans exclure le recours à la force, au motif qu’il serait en sous-main contrôlé par Pékin.

«La Chine n’a jamais participé à la gestion ou à l’exploitation du canal de Panama et ne s’est jamais ingérée dans les affaires de cette voie d’eau», a réagi l’ambassade de Chine au Panama dans un communiqué, exhortant les États-Unis à cesser leur «chantage» et leur «spoliation» envers le petit pays d’Amérique centrale.

«Je suis fier d’être le président qui défend l’Amérique, pas les fraudeurs commerciaux du monde entier», déclare Donald Trump

«Je suis fier d’être le président des travailleurs, pas des sous-traitants ; le président qui défend Main Street, pas Wall Street», a déclaré le 8 avril le président des États-Unis lors du dîner du Comité national républicain du Congrès (NRCC) au National Building Museum à Washington, D.C.

«D’être le président qui protège la classe moyenne, pas la classe politique ; et qui défend l’Amérique, pas les fraudeurs commerciaux du monde entier», a-t-il ajouté, dans une vidéo relayée sur son réseau Truth Social.

La Banque centrale néo-zélandaise baisse ses taux en réaction aux droits de douane américains

Il s’agit de l’une des premières institutions monétaires à réagir aux hausses de droits de douane américains. La Banque centrale de Nouvelle-Zélande a annoncé ce mercredi une baisse de son taux de référence de 25 points de base à 3,5%.

«Les récentes augmentations des droits de douane et l’incertitude concernant la politique commerciale mondiale ont affaibli les perspectives de l’activité économique mondiale», relève l’institution. «Dans ce contexte, l’augmentation des droits de douane récemment annoncée par les États-Unis, les représailles de plusieurs partenaires commerciaux et l’incertitude géoéconomique accrue auront un impact négatif significatif sur la croissance mondiale», ajoute-t-elle.

Le patron d’UBS dénonce une situation «incontrôlable»

Le directeur général du géant bancaire UBS a vivement critiqué mardi les nouveaux droits de douane américains, dénonçant une situation «incontrôlable» et une incertitude «qui va perdurer». «Je n’aurais jamais pensé que cela deviendrait aussi incontrôlable», a déclaré Sergio Ermotti, lors d’une assemblée du parti libéral-radical zurichois, rapporte l’agence de presse Keystone-ATS.

Selon le dirigeant de l’un des plus grands établissements bancaires du monde, une solution rapide n’est pas possible. La semaine écoulée depuis le 2 avril et ce que le président américain Donald Trump a appelé «le jour de la libération», quand il a annoncé des droits de douane visant les importations de la plupart des pays, a créé une grande incertitude dans le monde entier, explique Sergio Ermotti, qui est convaincu que «cela va perdurer». «La probabilité d’une solution à court terme est tombée à 20% ou 30%», juge le banquier.

Au début de cette guerre commerciale déclenchée par Donald Trump il espérait encore que quelques accords pourraient être signés par la voie bilatérale. «Notre problème en tant que banque est que nos clients auront des problèmes à plus long terme», a indiqué Sergio Ermotti, même s’il est persuadé que : «Nous (la banque) sommes bien préparés».

Le directeur général se montre en revanche moins optimiste concernant la Suisse. «Beaucoup de gens n’ont pas connu de récession jusqu’à présent», note-t-il, du moins de récession durable.

Selon lui, les fortes contractions de l’économie mondiale provoquées par la grande crise financière de 2008 ou la pandémie de coronavirus n’ont pas été de véritables récessions, car dans les deux cas, l’économie s’est rétablie relativement rapidement. Il estime que cette fois-ci les choses sont différentes.

Le directeur général du groupe UBS, Sergio Ermotti.
Yves Herman / REUTERS

Le Canada applique des droits de douane de 25% sur certains véhicules américains ce mercredi

La riposte s’enclenche. Le Canada applique ce mercredi des droits de douane de 25% sur les importations de certains véhicules américains. Le premier ministre canadien Mark Carney avait annoncé cette mesure le 3 avril, quelques heures après l’entrée en vigueur d’une taxe de même montant aux États-Unis sur tous les véhicules importés du Canada, mais sans préciser sa date d’application.

La mesure de rétorsion canadienne est entrée en vigueur ce mercredi à 00h01 (04h01 GMT), a précisé le ministre canadien des Finances François-Philippe Champagne. La semaine dernière, Mark Carney avait expliqué que le tarif douanier canadien viserait «tous les véhicules importés des États-Unis qui ne respectent pas» l’accord commercial nord-américain AEUMC (États-Unis, Mexique, Canada).

Cet accord porte sur des importations de véhicules américains représentant une valeur de 35,6 milliards de dollars canadiens (23 milliards d’euros), avaient précisé les services du chef du gouvernement. Les droits de douane canadiens auront une incidence sur les voitures et les camionnettes fabriquées avec moins de 75% de pièces nord-américaines, soit environ 10% de tous les véhicules expédiés des États-Unis vers le Canada, ce qui représente environ 67 000 véhicules par an.

«Ces pays nous appellent pour nous lécher le cul», scande Donald Trump


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Face à la panique boursière, Donald Trump se veut rassurant. Le président américain a promis mardi soir «des accords sur mesure, pas du prêt-à-porter, mais de la haute couture», d’abord avec les alliés militaires de l’Amérique, Japon et Corée du Sud en tête.

Lors d’un dîner avec des caciques du Parti républicain, le milliardaire conservateur qui bouleverse l’ordre économique libéral mondial s’est félicité que des dizaines d’États – y compris Pékin d’après lui – «fassent tout» pour trouver un accord Washington. «Ces pays nous appellent pour nous lécher le cul», a-t-il plastronné.

Pour l’UE, première partenaire commerciale des États-Unis, la présidente de la Commission Ursula von der Leyen a exhorté à «éviter l’escalade», lors d’un entretien téléphonique avec le Premier ministre chinois Li Qiang. Tout en plaidant pour «une résolution négociée».

Le président américain a promis mardi soir «des accords sur mesure, pas du prêt-à-porter, mais de la haute couture».
Nathan Howard / REUTERS

Les premiers échanges boursiers en difficulté ce mercredi

Malgré un léger rebond mardi soir, les marchés boursiers sur toute la planète sont affolés par la guerre commerciale mondiale que Donald Trump a déclenchée. Vers 02H30 GMT, l’indice vedette Nikkei à Tokyo s’est enfoncé de 2,62%, après avoir lâché jusqu’à 3,5%.

À Séoul, l’indice Kospi a reculé de 0,6%. La Bourse de Sydney a baissé de 0,84%, celle de Taïpei de 2%. Les places chinoises souffrent également -2% à Hong Kong, -0,86% à Shanghai et -1% à Shenzhen.

Le pétrole a accéléré son plongeon – au plus bas depuis quatre ans autour de 60 dollars le baril – et le won sud-coréen a glissé jusqu’à un niveau jamais atteint depuis 2009.

La Chine, une exception parmi la règle


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Pour la Chine, la Maison-Blanche a rendu public un décret présidentiel «amendé» faisant grimper de «34%» à «84%» la taxation qui sera perçue par Washington sur les importations en provenance de Pékin. Si on y ajoute les 20% déjà en vigueur, cela porte à 104% le taux imposé à la Chine depuis 04H00 GMT.

«La Chine n’acceptera jamais cela», avait menacé mardi un porte-parole du ministère du Commerce, après que la deuxième puissance mondiale eut répliqué par une hausse de 34 points de ses droits de douane sur les produits importés des États-Unis à compter de jeudi.

Les droits de douane de Donald Trump entrent en vigueur

Les États-Unis frappent depuis mercredi 6h01, heure de Paris, les produits venant de dizaines de pays d’une nouvelle vague de droits de douane – la plus monumentale à ce jour, particulièrement punitive pour la Chine.

La nouvelle surtaxe touche près de 60 partenaires commerciaux avec des droits de douane additionnels allant de 11% à 50%, à l’exception de la Chine dont les produits sont maintenant taxés à 104%.

Bonjour et bienvenue

Il est minuit passé à Washington : les surtaxes américaines sur les produits de près de 60 partenaires commerciaux entrent en vigueur.


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