Pékin mise sur le rapprochement avec l’Asie et l’Europe pour contrer les 54% de taxes douanières imposées à son encontre par le président américain.
Donald Trump n’aura accordé qu’un répit de moins de 100 jours à la Chine. Dans la roseraie de la Maison-Blanche, le président américain a lancé le 2 avril son offensive tarifaire massive contre la deuxième économie mondiale, cible prioritaire de sa guerre commerciale planétaire. Tableau illustratif en main, le champion de « l’Amérique d’abord » a annoncé l’imposition de droits de douane supplémentaire de 34% contre les produits chinois, propulsant les barrières tarifaires contre le géant asiatique au niveau vertigineux de 54%, en prenant en compte les 20% déjà dégainés lors des premières semaines de son mandat. Plus du double des lourdes mesures imposées à l’Union européenne ou au Japon, le même jour.
Un chiffre qui s’approche des 60% promis lors de sa campagne électorale où il avait régulièrement attaqué la Chine, la pointant comme l’adversaire prioritaire de l’Amérique. « J’ai beaucoup de respect pour le président Xi Jinping, et pour la Chine, mais ils nous tiraient beaucoup trop d’avantages » a déclaré Trump, dénonçant les pratiques jugées déloyales de l’usine du monde. Il a justifié ces nouveaux tarifs en accusant la Chine d’extorquer l’équivalent de 67% de tarifs aux États-Unis selon un calcul opaque prenant en compte les « manipulations monétaires » et d’autres barrières déguisées.
Source du contenu: www.lefigaro.fr








