L’utilisation des voies de recours lui laisse entrevoir une possibilité de briguer l’Élysée. Mais la voie est étroite.
La loi l’avait rendue obligatoire, le tribunal correctionnel de Paris lui a donné un caractère immédiat : la peine d’inéligibilité infligée ce lundi à Marine Le Pen et plusieurs élus RN (ex-FN) constitue une première pour des personnalités de premier plan. « Il s’agit de veiller à ce que les élus comme tous les justiciables ne bénéficient pas d’un régime de faveur », a déclaré la présidente de la 11e chambre spécialisée dans les délits financiers, Bénédicte de Perthuis, pour justifier cette sentence, alors que Marine Le Pen quittait la salle d’audience sans même attendre de savoir quelle sanction était prononcée à son encontre.
Même si elle provoque un séisme dans le paysage politique, cette décision s’inscrit dans une logique judiciaire enclenchée il y a une petite dizaine d’années avec la création du parquet national financier (PNF) – qui n’était pas en charge du dossier des assistants parlementaires du FN, confié au parquet de Paris. La magistrature n’a, depuis, cessé d’affirmer…
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