DÉCRYPTAGE – Prises de court en juin dernier par la décision présidentielle, les formations politiques quadrillent le terrain à la recherche de candidats, alors que le chef de l’État aura de nouveau les mains libres pour dissoudre à partir du 8 juillet.
La menace n’a jamais vraiment disparu. Dans les couloirs de l’Assemblée nationale, les députés ont retenu une leçon du printemps dernier : tous se savent sur des sièges éjectables, susceptibles d’être remis en jeu dès cet été. Car, dans moins de quatre mois, Emmanuel Macron aura de nouveau les mains libres pour renvoyer les Français aux urnes. « On vit toujours sous la pression permanente d’une nouvelle dissolution. C’est difficile de se projeter », souffle l’écologiste Sébastien Peytavie.
Dans cette perspective, les préparatifs ont déjà débuté dans presque tous les camps, où l’on redoute de revivre la semaine cauchemardesque de juin dernier. En quelques jours, il avait fallu trouver une myriade de candidats, déployer autant de prêts et d’affiches à placarder dans toutes les circonscriptions… « La première fois, nous avons le droit d’être surpris. Mais, la deuxième fois, nous n’avons pas droit d’être pris de court », répète souvent l’eurodéputé Raphaël Glucksmann, à la tête…
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