Préoccupé des seuls intérêts de son pays, Donald Trump rompt spectaculairement avec l’interventionnisme de ses prédécesseurs. Mais la révolution qu’il met en œuvre s’inscrit dans la plus longue des traditions américaines.
Cet article est extrait du Figaro Histoire « 1453 : les derniers jours de Constantinople ». Retrouvez dans ce numéro un dossier spécial sur la fin de l’Empire byzantin.
La formule claque comme un slogan. Elle vient des États-Unis : « Le patriotisme impose de se consacrer à l’Amérique d’abord (America First) ; de préserver l’Amérique d’abord ; de stabiliser l’Amérique d’abord ; de faire prospérer l’Amérique d’abord ; bref de penser à l’Amérique d’abord. » Vous croyez peut-être qu’il s’agit de propos tenus par Donald Trump. Erreur. Ils ont été prononcés par Warren G. Harding en 1920 ! Et ils lui ont valu d’être élu président avec une majorité triomphale.
Les États-Unis vivaient alors un basculement historique. Après vingt ans d’interventionnisme militaire en Amérique latine et une entrée dans la Première Guerre mondiale qui avait donné la victoire aux Alliés, ils venaient de tourner le dos aux affaires du monde, en refusant de ratifier le traité de Versailles imposé…
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