RÉCIT – L’incarcération du maire d’Istanbul, à l’origine d’une vague inédite de manifestations, a mis en lumière la dérive assumée du pouvoir turc.
Nouvelle dérive autoritaire ou dernier clou dans le cercueil de la démocratie ? En se débarrassant radicalement de son principal rival, au risque de déclencher une vague inédite de manifestations, Recep Tayyip Erdogan appuie sur l’accélérateur, désormais prêt à franchir toutes les lignes rouges pour se maintenir au pouvoir. « Il ne s’agit pas là d’une opération de police ou de justice ordinaire, mais de l’exécution d’un plan détaillé dont toutes les étapes ont été pensées », estime, dans ses colonnes, le quotidien Birgün, en dénonçant un régime qui « court à sa fin ».
Dans cette Turquie qui hoquetait depuis longtemps entre ouverture et censure, l’incarcération, dimanche 23 mars, d’Ekrem Imamoglu, le très populaire maire d’Istanbul, pour « corruption », après son arrestation, quatre jours plus tôt, marque un tournant sans précédent.
Au pouvoir depuis vingt-deux ans
Le choix du calendrier n’est pas anodin : la date coïncidait jour pour jour avec la désignation de l’édile de 54 ans comme candidat officiel…
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