DÉCRYPTAGE – Découvrez ce qui a plu et déplu à nos envoyés spéciaux à Saint-Denis lors de la qualification des Bleus en demi-finale de la Ligue des nations après leur victoire contre la Croatie (2-0 ap, 5-4 tab).
Nos coups de cœur
On a vu une vraie équipe de France
Logiquement critiqués jeudi après la bouillie de Split (2-0), il faut reconnaître qu’on attendait de savoir vraiment si cette équipe de France nouvelle génération avait de l’orgueil et du caractère. La réponse a été claire, dans un match à sens unique et une magnifique soirée (2-0 ap, 5-4 tab). Tout n’a pas été parfait, les Bleus ne sont pas lancés sur la route vers la coupe du monde 2026, mais ce genre de rendez-vous donne une indication sur la dynamique d’un groupe. Les partenaires du capitaine Mbappé, bien plus agressifs, concernés, disponibles et précis que jeudi dernier, ont donné envie de les revoir le 5 juin contre l’Espagne, en demi-finale de Ligue des nations. Dans une période ou le football de sélection perd chaque séquence un peu plus de poids, c’est déjà une belle victoire. Et l’équipe de France est allée là chercher toute seule.
À lire aussi
«Je me sens touché et béni» : l’hommage magnifique du Stade de France pour les adieux d’Olivier Giroud
Des frissons sur l’hommage à Giroud
Imaginez un peu la sensation quand 80.000 personnes vous acclament et que vous débarquez, dans un Stade de France plongé dans le noir, avec vos quatre enfants pour recevoir une vague d’amour sans commune mesure. L’extase… Meilleur buteur de l’histoire des Bleus, Olivier Giroud a eu le luxe de vivre cette sensation dimanche, avant le coup d’envoi de France-Croatie. À voir son sourire, sa joie et son émotion, le troisième joueur le plus capé de la sélection a profité de chaque instant face à un public acquis à sa cause. Il le mérite, tant il a donné au football français, lui qu’une certaine partie des supporters/médias/suiveurs a longtemps critiqué pour de mauvaises raisons (Benzema). À 38 ans, quoi qu’il se passe, Olivier Giroud restera l’un des hommes qui a marqué l’histoire de l’équipe de France. Chapeau l’artiste.
Olise, le délice
Enfin ! Brillant avec le Bayern Munich, Michael Olise peinait jusqu’ici à se montrer sous son meilleur jour en équipe de France. Au mieux timide, au pire insipide. Ce n’était pas la même histoire dimanche. Un vrai match référence pour l’ancien de Crystal Palace, leader technique de la sélection nationale, inspiré, inspirant et pas avare d’efforts à la perte du ballon. Buteur d’un magnifique coup franc à l’entrée de la surface et passeur décisif. Carton plein pour Olise. Il suffisait d’être patient… «Surpris ? Non. Je vois les matchs du Bayern, je vois ce qu’il est capable de faire. À l’entraînement, il montre toute l’étendue de son talent. Il avait simplement besoin d’un peu de temps pour se montrer. Et aujourd’hui, il a fait un super match et on est très content pour lui», note Aurélien Tchouaméni. Ce Olise-là, il est terrible.
Doué, le culotté
Désiré Doué, première ! Appelé chez les grands Bleus en raison du doute qui planait sur la participation de Marcus Thuram, finalement forfait, le Parisien de 19 ans a eu l’occasion d’honorer sa première sélection dimanche. Une belle première, pleine d’audace, de culot. L’ancien Rennais aurait même pu faire la décision en début de prolongation. Et il a converti son tir au but, comme il l’avait déjà fait à Liverpool il y a 10 jours avec le PSG. «Ça s’est très bien passé, je suis très content. J’ai eu l’occasion de jouer, c’était important. Le groupe m’a très bien intégré. J’ai pris beaucoup de plaisir», savoure-t-il. Et d’ajouter : «Quand tu joues pour l’équipe de France, c’est beaucoup de responsabilités mais je ne le prends que positivement. C’est du bonheur pour moi de jouer au football pour mon pays. Ce n’est que du bonheur !». Une première qui «restera gravée, forcément», dans l’esprit du vice-champion olympique. Ce n’est sans doute pas la dernière…
Nos coups de griffe
Hernandez-Barcola, la gauche qui flanche
Relancés par Didier Deschamps après le match raté de Split, Théo Hernandez et Bradley Barcola avaient de bonnes raisons d’aborder ce match avec l’ambition de marquer des points vis-à-vis de la concurrence. Au final, ce n’est pas avec ce match qu’ils ont fait grand-chose. Le latéral du Milan n’a fait aucune différence, ne fait plus mal ballon au pied et semble avoir perdu de sa vivacité. Pour parachever une prestation insipide, il a envoyé son penalty dans les tribunes du Stade de France… Que dire du Parisien, qui a raté une balle de but en fin de première période, mais a surtout confirmé ses difficultés à exister face à un bloc bas. Ces matches servent aussi à apprendre pour de jeunes éléments comme lui (13 sélections, 2 buts), il en sortira forcément grandi, mais sa marge de progression est énorme dans pareille situation. Surtout quand on voit l’entrée en jeu pleine de culot de Désiré Doué (voir par ailleurs), son partenaire de club et de sélection.
Le wifi du Stade de France, une catastrophe
C’est peut-être un détail pour vous, mais pour nous cela veut dire beaucoup… Dimanche soir, pour travailler dans de bonnes conditions, le Stade de France a fait peine à voir. Impossible durant le match de se connecter correctement pour les journalistes présents en tribune de presse, dont certains comme nous se sont retrouvés en difficulté pour transmettre leurs articles. Comment une enceinte de cette qualité peut-elle se montrer aussi larguée sur ces questions techniques ? Ce n’était même pas un sujet durant les JO. À l’heure ou la bagarre fait rage pour la concession du Stade de France, ne pas avoir une connexion internet de premier plan est indigne d’un pays comme la France. Bienvenue en 2025.
Mbappé, pas le grand soir
Non, Kylian Mbappé n’a pas raté son match. S’il n’a hérité que d’un 5 dans les notes du Figaro, ce n’est qu’en raison de ses ratés devant le but, ses nombreux ratés devant le but devrait-on dire. Huit tirs, seulement trois cadrés et pas de but. Pas son soir… Pourtant, on ne peut pas lui reprocher un manque d’envie, encore moins un manque de jus. Simplement, il n’a pas été en réussite… Ça arrive, même aux meilleurs. On soulignera toutefois que Mbappé est impliqué sur les deux buts français : c’est lui qui provoque le coup franc transformé par Olise et il est à l’avant-dernière passe sur le but de son copain Ousmane Dembélé. Pas en réussite, mais sans lui, pas de victoire.
”
data-script=”https://static.lefigaro.fr/widget-video/short-ttl/video/index.js”
>
Source du contenu: www.lefigaro.fr







