Depuis qu’il en a pris la tête pour y balayer le « wokisme », le président des États-Unis revient dans cette institution dans l’espoir de lancer un « âge d’or des arts ».
Donald Trump se rend lundi au Kennedy Center pour la première fois depuis qu’il a pris le contrôle de ce complexe culturel de renom à Washington, jurant d’y balayer la culture «woke». Il y rencontrera de loyaux alliés qu’il a nommés au conseil d’administration. Parmi eux, la cheffe de cabinet de la Maison Blanche, Susie Wiles, ou encore Usha Vance, la femme du vice-président JD Vance.
Le président américain avait complètement remanié mi-février le conseil d’administration, licenciant plusieurs membres. Le nouveau conseil l’avait alors nommé à la tête de l’institution culturelle de la capitale américaine. « Nous allons faire en sorte que ce soit bien et cela ne sera pas woke», avait-il assuré, jurant d’instaurer un nouvel «âge d’or des arts et de la culture».
Plusieurs groupes et associations y ont vu une attaque directe contre la culture, alors que le Kennedy Center, une institution historiquement soutenue par républicains et démocrates, n’avait jamais été dirigé auparavant par un président. Le vice-président JD Vance s’y est d’ailleurs fait copieusement huer la semaine dernière, alors qu’il assistait à un spectacle avec sa femme.
« La neutralité du Kennedy Center réduite en miettes »
En prenant la tête du Kennedy Center, Donald Trump a ciblé en particulier les « drag shows », promettant qu’ils seraient désormais bannis. Une attaque de plus contre la communauté LGBT+, ont dénoncé plusieurs associations. Plus de 20 spectacles ont d’ores et déjà annulé leurs représentations au Kennedy Center depuis la prise de pouvoir du milliardaire, dont la célèbre comédie musicale «Hamilton».
« Ces dernières semaines, on a vu avec tristesse des décennies de neutralité du Kennedy Center être réduites en miettes. La récente purge de l’administration Trump du personnel et des spectacles qui devaient s’y produire va à l’encontre de tout ce que ce centre national culturel représente », a fustigé dans un communiqué transmis à l’AFP le producteur de la comédie musicale, Jeffrey Seller. Lors du premier mandat de Donald Trump, entre 2017 et 2021, de nombreux artistes s’étaient ouvertement opposés à lui lors de spectacles dans cet imposant bâtiment en marbre.
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