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Dans un message sur son réseau social X, le patron de SpaceX accuse l’homme d’affaires américain de financer des manifestations contre son entreprise Tesla et lui-même.
Du rififi entre milliardaires. Ces derniers jours, le patron de Neuralink, SpaceX et The Boring company s’en est pris à plusieurs reprises au cofondateur de LinkedIn, l’Américain Reid Hoffman. Elon Musk l’accuse en effet d’entretenir la fronde contre lui, ainsi que contre sa marque automobile, Tesla. De vieilles rancœurs existent entre les deux hommes, liées à la start-up spécialisée dans l’intelligence artificielle, OpenAI.
Dans un message publié sur X, samedi 8 mars, Elon Musk assurait que Reid Hoffman avait financé des manifestations contre le constructeur automobile Tesla, en donnant des fonds à un organisme non lucratif, ActBlue. «Les bailleurs de fonds d’ActBlue incluent George Soros, Reid Hoffman, Herbert Sandler, Patricia Bauman et Leah Hunt-Hendrix», a-t-il ensuite précisé, ciblant nommément le célèbre financier hongrois, un ancien patron d’institution financière, une philanthropiste, membre de la famille Hunt, ainsi que le cofondateur de LinkedIn. Et l’homme d’affaires d’appeler les internautes à témoigner, s’ils savent «quelque chose à ce sujet».
«Encore un mensonge d’Elon à mon sujet : je n’ai jamais financé qui que ce soit pour des manifestations contre Tesla, a réagi Reid Hoffman. […] Il est clair que les Américains sont en colère contre lui. Il est plus facile d’expliquer leur colère que d’accepter que leurs actes aient des conséquences». De son côté, le patron de SpaceX a réagi en lui demandant de «décrire ses vacances préférées sur une île», une référence à peine voilée aux allégations selon lesquelles le cofondateur de LinkedIn serait allé sur l’île privée du sulfureux Jeffrey Epstein. «Je ne connais pas les îles, mais voilà la montagne que tu aimes le moins», lui a ensuite répondu Hoffman, en publiant une photo de l’évolution du cours de Tesla, en forte progression jusqu’en décembre 2024 et en chute libre depuis.
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Selon Reid Hoffman, l’animosité d’Elon Musk à son égard vient notamment du succès d’OpenAI, entreprise cofondée par le second et dans laquelle il a investi dès 2016, avant que le patron de Tesla ne s’en retire deux ans plus tard. «C’est lui qui m’en veut d’avoir fait d’OpenAI un succès après son départ […]. Parce qu’il était parti en disant, vous savez, “Vous êtes une bande de crétins et vous allez échouer”, et je les ai aidés à réussir», a raconté Hoffman à la BBC radio 4. Et celui-ci de critiquer l’absence de dialogue constructif chez le milliardaire d’origine sud-africaine, qui ne sait pas «traiter avec d’autres personnes».
Une chose est sûre : Elon Musk ne devrait pas poster sa prochaine offre d’emploi sur LinkedIn, réseau qu’il méprise de longue date. «Je perds instantanément tout respect pour quiconque publie sur LinkedIn. C’est insupportable», critiquait-il ainsi en novembre dernier.
Source du contenu: www.lefigaro.fr






