Beaux gestes, gentillesse, sincérité… Pour des Césars, on a vu pire

COUP D’ŒIL – Notre critique Éric Neuhoff, sans être complètement convaincu, salue les efforts déployés pour ménager des surprises et quelques traits d’humour dans une soirée autrement rébarbative.

Ça, ils ont fait des efforts. Il y a toujours trop de catégories, mais les récompenses tombaient plus vite. Une fanfare descendit l’allée de l’Olympia. Jean-Pascal Zadi esquissa quelques pas de danse et lâcha devant l’invitée américaine : « J’ai le même sourire que Julia Roberts »Cédric Klapish, chargé de la mise en scène, reste visiblement marqué par le succès d’En corps. Il saupoudra les intermèdes de multiples chorégraphies. La présidente Catherine Deneuve eut droit à une standing ovation. Un badge jaune et bleu au revers, elle dédia la cérémonie à l’Ukraine, qui a l’habitude de ce genre de soutien.

Les remettants Pio Marmaï et Raphaël Quenard, très en verve, singèrent la jalousie vis-à-vis des gagnants. La révélation masculine Abou Sangare fit l’éloge de l’intégration et de la marque Picard. L’Histoire de Souleymane  obtint un joli score. On se demanda même si les mésaventures d’un coursier à vélo n’allaient pas griller la politesse aux favoris. Jacques Audiard, avec son…

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