Au fil des éditions, la grande fête du cinéma français est devenue un lieu de prise de parole politique. Les ministres de la Culture y sont souvent interpellés, avec humour ou de façon plus rude.
La cérémonie des César ? C’est Roselyne Bachelot qui en parle le mieux. «Des messieurs dames dans des toilettes à plusieurs milliers d’euros affichent leurs engagements politiques bien-pensants et accusatoires, conchient le ministre recroquevillé sur son fauteuil comme un boxeur sonné au coin du ring puis se précipitent au Fouquet’s, dont on connaît les tarifs de restaurant ouvrier», écrit l’ancienne ministre de la Culture dans 682 Jours (Plon), récit de ses deux années passées rue de Valois (2020-2022).
Il faut dire que la 46e cérémonie des César en 2021 a viré au cauchemar pour Roselyne Bachelot. Cette année-là, en pleine pandémie de Covid-19, les intervenants se sont succédé sur la scène de l’Olympia pour critiquer la politique culturelle du gouvernement, alors même que plusieurs dispositifs avaient été mis en place pour sauver le secteur du cinéma – année blanche pour les intermittents, fonds de garantie pour les tournages, etc. «Ils hurlaient à la mort comme si rien n’avait été…
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