«Karl Lagerfeld aimait ces femmes qui travaillaient d’arrache-pied, entourées d’enfants… Parce que, si on voulait voir nos mères, on devait aller à l’atelier !» : un siècle de mode raconté par Silvia Venturini Fendi

C’est une histoire de créativité, de qualité… et de femmes visionnaires et déterminées. Adele, qui ouvrait son commerce en 1925 Via Piave. Ses cinq filles, qui projetèrent la marque dans la modernité. Sa petite-fille, Silvia Venturini Fendi, qui signe ce 26 février, le défilé des 100 ans à Milan. Rencontre.

«Vous pensez que j’aurais dû mettre une photo de Karl ? » Assise à une table des archives, au sous-sol de l’immense Palazzo della Civiltà Italiana, dans le quartier EUR dans le sud de Rome, où s’est installée la marque il y a dix ans, Silvia Venturini Fendi paraît soudain inquiète. Dans ses mains, l’invitation du défilé qui aura lieu deux semaines plus tard (ce 26 février) à Milan, ressemble à un livre miniature de photos en noir et blanc. Sa mère, ses tantes, sa grand-mère, elle-même enfant, la boutique Via Borgognona, des fourrures de la première collection de Karl Lagerfeld. Pourtant, le visage de l’Allemand en est absent. « Parce que, pour ces 100 ans, je voulais raconter une histoire de femmes… », commence-t-elle à se justifier, elle qui, comme toutes les femmes de sa famille, a tant aimé le couturier. Le directeur artistique de la maison de 1965 jusqu’à son dernier jour (littéralement) en 2019, n’est toutefois jamais loin. « Je voulais célébrer cet anniversaire avec…

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