Étranglements, viols et revenge porn : Freddy Kemayo, champion du monde de MMA, du ring au prétoire

RÉCIT – La star française du kickboxing et du MMA est accusée d’avoir fait «vivre l’enfer» à son ancienne compagne. Pendant plusieurs années, il l’a menacée de divulguer des photos intimes d’elle afin d’obtenir des faveurs sexuelles. Il est jugé à partir de ce lundi.

Muscles saillants, torse bombé, crâne rasé et regard féroce. Sur son compte Instagram aux 14.800 abonnés, le triple champion du monde de MMA et champion de France de kickboxing, Freddy Kemayo, expose fièrement ses exploits. «La boxe, c’est plus qu’un sport : c’est un état d’esprit», philosophe le poids lourd d’1m87 qui cumule les victoires par KO. Entre les images de ses combats, celui que le milieu sportif surnomme «Crazy horse» s’affiche aux côtés de stars telles que Jamel Debbouze ou Franck Gastambide qui lui a récemment offert un rôle dans la série La Cage (Netflix) sur le MMA. Mais derrière les succès de Freddy Kemayo se cache une réalité plus sombre. Depuis 2019, il est mis en examen pour viols, violences habituelles, harcèlement et revenge porn sur son ancienne compagne. Lundi 24 février, le ring et les décors de cinéma seront remplacés par les bancs de la cour criminelle de Seine-Saint-Denis pour un procès mêlant les questions d’emprise au sein du couple et de violences dans le milieu sportif.

L’affaire a été portée à la connaissance de la police le 19 septembre 2018 par Élodie*, une amie de Maya* qui a plusieurs fois confié être soumise à des relations sexuelles non consenties avec le boxeur. Ce soir-là, inquiète de ne plus avoir de nouvelles de la jeune femme, Élodie se rend à l’hôtel Première classe de Villepinte, où Freddy Kemayo a l’habitude de donner rendez-vous à son ex-petite amie, et découvre la voiture de cette dernière sur le parking. Elle alerte immédiatement le commissariat. Dans la chambre d’hôtel, Maya semble apeurée, Freddy Kemayo, lui, reste interdit face à l’intervention de la police. La jeune femme, salariée au sein d’une agence d’intérim, raconte avoir rompu avec lui deux ans plus tôt mais, n’ayant pas accepté sa décision, ce dernier la menacerait de diffuser des photos et vidéos intimes d’elle pour obtenir des rapports sexuels.

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Source du contenu: www.lefigaro.fr