EXPOSITION – Entre 1933 et 1945, les nazis ont tenté d’éradiquer toute modernité au profit de leur esthétique de propagande. De Van Gogh à Kandinsky, retour en un échantillon d’œuvres survivantes sur cette atteinte massive à la liberté de créer.
À l’entrée, leurs noms occupent un mur entier. Sans parler de leur famille et de leurs proches, ils ont donc été 1400, ces artistes, peintres, sculpteurs ou autres, ostracisés entre 1933 et 1945. Étiquetés « dégénérés » dès l’arrivée des nazis au pouvoir en Allemagne, désignés comme juifs, bolcheviques, malades mentaux, déviants sexuels ou simplement marginaux parce que leur esthétique ne cadrait pas avec les critères de la propagande du Reich, ils ont été interdits d’exposer comme de vendre sur le territoire.
Puis bientôt chassés, déportés et souvent tués tandis que leurs créations brûlaient ou étaient écoulées à l’étranger via un marché noir international alors des plus juteux. Au Musée Picasso de Paris, un parcours – premier en France consacré à ce sujet – fait plus que leur rendre hommage. Il rappelle, bien sûr, au centre de ces six salles trop petites, ce que fut l’exposition diffamatoire majeure, celle de 1937 à Munich (59 œuvres sur les 700 présentes alors ont subsisté, 26…
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