Affaire Bétharram : sous pression, François Bayrou met en cause ses successeurs

DÉCRYPTAGE – Le premier ministre, qui certifie n’être jamais intervenu auprès de la justice, redirige la polémique vers le gouvernement socialiste de Jospin.

L’affaire Bétharram continue de peser sur François Bayrou. Mercredi, le parquet de Pau a annoncé le placement en garde à vue de trois hommes pour « viols aggravés, agressions sexuelles aggravées et, ou, violences aggravées » pour des faits susceptibles d’avoir été commis entre 1957 et 2004 à Notre-Dame-de-Bétharram, un établissement d’enseignement catholique situé près de Pau (Pyrénées-Atlantiques). Mais plus que la poursuite de cette enquête tentaculaire après le dépôt de 132 plaintes, c’est l’intérêt du centriste pour cette affaire et son rôle dans les années 1990 qui fait l’objet d’une polémique tenace.

Depuis la publication d’articles de Mediapart au début du mois, les oppositions de gauche cherchent à déterminer si l’ancien ministre de l’Éducation nationale, ancien député et président du conseil général de Pyrénées-Atlantiques a cherché à étouffer l’affaire alors que ses enfants ont été scolarisés dans cet établissement et que son épouse y a enseigné le catéchisme.

Mercredi, Mediapart

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Source du contenu: www.lefigaro.fr