L’amour avec les robots ? La «sextech» se heurte au mur des tabous

Les entrepreneurs du secteur peinent à lever des fonds face à la mauvaise image de leur industrie. Ils plaident au contraire pour une révolution émancipatrice de l’intime, qui pourrait aider à soigner les troubles sexuels.

Le mot sextech ne vous dit rien ? Sextoys connectés ou contrôlables à distance, poupées sexuelles dotées de l’intelligence artificielle, applications spécialisées, le tout vendu par des marques florissantes comme l’enseigne Passage du désir : tout cela fait partie d’un même écosystème qui mélange sexualité et nouvelles technologies. Pour Ezekiel Kwetchi Takam, chercheur à Harvard et à la Faculté de théologie de l’Université de Genève, la sextech peut être résumée à la « convergence entre les sextoys traditionnels et les technologies numériques avancées ».

Christel Bony a été une des premières à croire au potentiel du secteur en France. En 2014, elle lance son entreprise, B. Sensory. L’idée est de connecter un sextoy à des contenus audios érotiques : révolutionnaire pour l’époque. Une innovation technique qui lui vaut un prix au salon international des nouvelles technologies qui se tient tous les ans à Los Angeles, le Consumer Electronics Show (CES) de 2016. Malheureusement…

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