Treillis au milieu des palmiers et de l'eau turquoise : face à la Chine, le paradis marin du Pacifique de Palau se prépare à la guerre

REPORTAGE – Les petites îles du Pacifique se remilitarisent, avec le soutien des États-Unis. Pour les habitants, le souvenir des terribles combats qui ont opposé Américains et Japonais pendant la Seconde Guerre mondiale se double de préoccupations stratégiques et environnementales.

Il fait grand soleil en cette fin de janvier, des enfants plongent dans l’eau translucide. Au milieu d’une assemblée en tee-shirts, imprimés de formules comme « I love Peleliu » ou « World War II », les autorités locales accueillent chaleureusement une délégation venue de Guam, territoire américain où le Pentagone dispose d’une de ses principales bases militaires dans le Pacifique. «Ici, les gens se disent qu’ils ont déjà eu une guerre en 1944 et que, si [les Américains] reviennent, c’est qu’une autre se prépare… Mais cette fois-ci, ce n’est pas pareil. On communique avec les États-Unis, on leur dit ce que l’on veut, c’est un partenariat», assure Emais Roberts, le gouverneur de Peleliu, une île de l’archipel de Palau, micro-État en plein océan Pacifique.

Signe des tensions grandissantes avec la Chine, les États-Unis renforcent depuis quelques années leur présence diplomatique et militaire partout dans la région. Dans ce petit État de 18.000 habitants, cela se voit. Voisin de la première chaîne d’îles qui s’étend des Philippines au Japon, il est particulièrement convoité par les deux puissances. « Palau se trouve sur la deuxième…

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Source du contenu: www.lefigaro.fr