Face à la montée des musiques générées par l’IA, les entreprises ne veulent pas se poser en arbitre.
Actuellement, les millions d’abonnés de Deezer et de Spotify ne savent pas s’ils écoutent un titre généré par l’IA. Seules certitudes: les artistes les plus écoutés au monde existent en chair et en os et aucun tube n’a encore été fabriqué à 100 % par une machine. «Même ceux du DJ Avicii, qui n’a pas toujours joué d’un instrument, ont nécessité un génial créateur derrière son ordinateur. L’IA créative est un nouvel outil à ranger aux côtés des sampleurs, des synthétiseurs et des boîtes à rythme», estime Antoine Monin, directeur général de Spotify Europe de l’Ouest.
Néanmoins, le phénomène n’est pas anecdotique. Sur les 100.000 titres envoyés chaque jour sur les serveurs par les centaines de labels agréés (Universal Music, Warner Music, Believe…), «10 % ont été générés par un logiciel», annonce Aurélien Hérault, directeur de l’innovation de Deezer. «Nous avons pris un catalogue de titres originaux et un autre de titres générés par l’IA et avons demandé à nos ordinateurs de repérer la différence…
Source du contenu: www.lefigaro.fr






