ANALYSE – Après avoir remplacé un électorat de centre gauche déçu par Emmanuel Macron, l’électorat de droite s’éloigne à son tour du parti présidentiel.
Sous l’effet de l’érosion, le macronisme se décompose par strates successives. Le premier tour de l’élection législative partielle à Boulogne-Billancourt a cela d’intéressant qu’il s’est tenu dans un territoire devenu ces dernières années très en phase avec l’identité macroniste. Bastion historique d’une droite urbaine, libérale, proeuropéenne, composé de catégories socioprofessionnelles supérieures, la ville a tout l’air d’un appartement témoin qui sied au macronisme.
Dimanche, Laurianne Rossi, la candidate Renaissance, très proche de Gabriel Attal, a pourtant été éliminée avec 13,63 % des suffrages. Bien sûr, le parachutage de la candidate, le contexte local, l’éparpillement des candidatures entrent en jeu dans le résultat final. Mais les électeurs de droite n’avaient eu aucun mal à voter en masse pour Stéphane Séjourné en juillet dernier, malgré sa méconnaissance de la ville, son positionnement historique au centre gauche et la présence d’un dissident LR.
L’effet étiquette fonctionnait…
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