La dessinatrice française d’origine laotienne était connue pour son style mélangeant les influences européenne et japonaise, dans des séries à grand succès.
L’autrice de bande dessinée Patricia Lyfoung est morte mercredi à l’âge de 47 ans, a annoncé son éditeur, Delcourt, sans préciser les causes de sa disparition. Cette autrice française d’origine laotienne était connue pour son style mélangeant les influences européenne et japonaise, dans les séries La Rose écarlate et Les Mythics.
«Le groupe Delcourt a appris avec une profonde tristesse la disparition de Patricia Lyfoung survenue ce jour, 15 janvier, à l’âge de 47 ans», indique le communiqué. Son éditeur a salué «une artiste d’exception, dotée d’un talent rare pour raconter des histoires qui transcendent les âges et les cultures». Elle avait signé «près de 60 titres» depuis 2005, tous chez Delcourt, et faisait partie des nombreux auteurs invités au Festival international de la BD d’Angoulême fin janvier.
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Née à Villeneuve-la-Garenne en 1977, l’auteur suit des études à l’école des Gobelins. Après quelques années passées dans l’animation, elle décide de se lancer dans la bande dessinée. «C’est en regardant le dessin animé Lady Oscar que naît sa passion pour les costumes et les histoires romantiques. Patricia se passionne pour le manga et sa narration. Elle est très inspirée par des auteurs comme Rumiko Takahashi et Misturu Adachi. Elle aime aussi la bande dessinée européenne et ce que peuvent faire Marini, Yslaire ou Gibrat», soulignent les éditions Delcourt.
Sa série à succès La Rose écarlate, plus de 1 200 000 exemplaires vendus en France, met en scène Maud, une jeune fille vivant avec son grand-père depuis la mort de ses parents vivant dans la France du XVIIIe siècle. Le jour, elle est une jeune femme romantique et courageuse et le soir, elle devient La Rose écarlate, une justicière masquée qui vole les nobles pour donner aux plus démunis.
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