Depuis les incendies les plus meurtriers de son histoire en 2018, la Californie est sous les flammes chaque année

L’État de la côte ouest américaine peine actuellement à venir à bout de six incendies à Los Angeles. Au moins cinq personnes sont mortes, et Hollywood a été évacué. Une tragédie qui rappelle tristement celles de ces dernières années.

Une fois encore, la Californie tente de venir à bout des flammes. Les pompiers luttent actuellement contre six incendies simultanés à Los Angeles, à l’ouest des États-Unis, notamment à Pacific Palisades, un quartier huppé où résident des célébrités hollywoodiennes. Au moins cinq personnes sont mortes. Depuis plusieurs années, l’État qui borde l’océan Pacifique est en proie à de violents feux. Depuis 2018, triste année record durant laquelle 105 victimes ont perdu la vie, plus de 8500 feux se sont déclarés. 

2018, l’année dévastatrice

D’abord en juillet et août, la Californie a connu des incendies ravageurs, en partie dans le nord de l’État. Le «Carr fire» a brûlé à lui seul plus de 80.000 hectares et causé la mort de trois pompiers et cinq civils. À 160 km de là, les soldats du feu ont également passé plusieurs jours à combattre l’incendie «Mendocino Complex», le plus grand feu de l’histoire du territoire, qui a détruit près de 135.000 hectares, l’équivalent de la ville de Los Angeles. Neuf personnes sont décédées.  

Par la suite, en novembre, en raison des vents, de nouveau feux se sont déclarés, rasant notamment la ville de Paradise, au nord de San Francisco. Le «Woolsey fire», dans la banlieue ouest de Los Angeles, a également atteint la célèbre station balnéaire de Malibu. Son intensité, combinée à celle du «Hill fire» plus à l’ouest, a provoqué l’évacuation de près de 300.000 habitants et a causé la mort de trois personnes. Mais le «Camp fire», un feu plus important encore, a aussi ravagé le nord de la Californie. Au total, 85 morts ont été recensés.

L’année 2018 a été la plus meurtrière.
JOSH EDELSON / AFP

2019, plusieurs incendies faisant trois morts

Si l’année suivante a été plus calme, elle a toutefois connu de nombreux incendies destructeurs, de mai à novembre. Le «Walker fire» dans le Nevada a notamment ravagé près de 22.000 hectares. Celui baptisé «Saddleridge fire», a brûlé plus de 3500 hectares, quand celui de «Kincade», à l’ouest de Sacramento, s’est attaqué à plus de 30.000 hectares, fin octobre. Au total, durant cette année, trois personnes sont mortes et 22 ont été blessées.

Le «Kincade fire» a détruit 30.000 hectares.
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2020, l’année du «Creek fire»

L’année 2020 a également plongé la Californie dans la peur. En particulier en fin d’année, en septembre, en peinant à venir à bout du «Creek fire», qui a détruit plus de 150.000 hectares. Le tout, en pleine pandémie de Covid-19. À la mi-octobre, plus de 19.000 pompiers œuvraient encore pour éteindre le feu, qui a finalement été maîtrisé à 100% en décembre, selon The New York Times . Plus de 30 personnes sont décédées. À la même période, en septembre, l’«El Dorado fire» a brûlé plus de 9000 hectares de forêt, provoqué par un engin pyrotechnique lors d’une soirée.

Plus de 19.000 pompiers se sont mobilisés pour maîtriser le «Creek fire» en deux mois.
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2021, au tour du «Dixie fire»

En juillet 2021, le «Dixie fire» a ensuite mis à rude épreuve les pompiers durant trois mois dans le sud de la Californie. Plus de 5000 professionnels se sont relayés jour et nuit pour maîtriser les flammes. Au total, 300.000 hectares ont été brûlés, et huit personnes ont péri. Un départ de feu causé par une forte sécheresse rencontrée cet été-là. 

Huit personnes sont mortes pendant l’incendie surnommé «Dixie».
JOSH EDELSON / AFP

2022, plusieurs localités touchées

L’année 2022 a également été sous l’emprise de plusieurs feux. Notamment, là encore, en juillet, où plus de 2500 pompiers ont combattu les flammes d’un incendie «explosif», «Oak fire», dans les collines boisées du centre de la Californie, près du célèbre parc national de Yosemite. Le feu s’est propagé sur plus de 7000 hectares, avec des flammes atteignant jusqu’à 30 mètres de hauteur. 

Le «Mosquito fire» a brûlé plus de 31.000 hectares près de Sacramento.
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Quelques semaines plus tard, en septembre, les soldats du feu ont dû affronter un autre incendie, celui de «Mosquito fire», qui a ravagé plus de 31.000 hectares dans les environs de Sacramento. Contrairement aux années précédentes, 2022 et 2023 ont moins souffert de la sécheresse. Ainsi, à la même période, au sud de l’État, des fortes pluies, alimentées par une tempête tropicale, ont pour leur part permis aux pompiers de reprendre le contrôle du «Fairview fire», qui avait fait deux morts et brûlé 11.300 hectares près de Los Angeles.

2023, le «Rabbit fire» dans le sud de l’État

Les flammes de quatre incendies très violents ont ruiné près de 3500 hectares de terres en Californie du Sud, en plein mois de juillet. Les quatre feux se trouvaient à 60 kilomètres les uns des autres. La région qu’ils ont dévastée, à une centaine de kilomètres au sud-est de Los Angeles, est heureusement peu peuplée. L’incendie le plus important, appelé «Rabbit fire», a brûlé plus de 3300 hectares, soit environ le tiers de la surface de Paris.

Le «Rabbit fire» a ravagé plus de 3300 hectares.
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2024, rebelote

L’année dernière a connu de nombreux départs d’incendies en Californie. Malgré cela, seul un mort a été enregistré, lors de l’incendie Mina, en juillet dernier. Mais le plus impressionnant a été celui de «Park fire», au nord de la Californie, déclenché fin juillet. Plus de 4000 riverains ont dû être évacués. Il a été maîtrisé deux mois plus tard après les efforts de 3700 pompiers. Au total, les flammes ont détruit plus de 173.000 hectares. 

Le «Park fire» n’a fait aucune victime.
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