«Ce pays est devenu une ruine, les Castro ont tout détruit»: la révolution cubaine est morte et enterrée

Les difficultés économiques et sociales s’accumulent sur la plus grande île des Caraïbes, qui manque de tout, et voit les touristes et leurs devises se détourner d’elle.

Un vent mauvais souffle sur Cuba. Un frente frio (front froid) de 20 degrés s’abat sur La Havane. Les pêcheurs, transis, désertent le Malecon, le front de mer. Les dieux s’acharnent sur l’île crocodile. Des confins des paysages majestueux des plantations de tabac de Viñales, dans l’ouest du pays, jusqu’à Guantanamo la déshéritée, à l’autre extrémité de la nation, des milliers de maisons, d’arbres et de pylônes électriques se sont effondrés dans le sillage des ouragans de cet automne et d’un tremblement de terre majeur, le 10 novembre dernier. Les enfants de la révolution pleurent. 

La série noire que Cuba traverse semble sans fin. « Je n’ai pas le droit de me plaindre, ni publiquement, ni au téléphone (qui est sur écoute), mais je n’en peux plus. Les pannes de courant s’amplifient. Elles durent parfois 22 heures dans la province de Santiago », confie Pedro, un habitant de cette région, venu voir son fils, un Havanais. La famille est réunie autour d’un…

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Source du contenu: www.lefigaro.fr