CRITIQUE – Adaptée des best-sellers d’Anni Blomqvist, Tiina Lymi réalise une romance d’un autre âge contrebalancée par les aspirations féministes de Maja.
Maja, une épopée finlandaise narre bien l’histoire de Maja, une jeune finlandaise au XIXe siècle. Cela dit, le film de Tiina Lymi est moins une épopée qu’un mélo, ou du moins le portrait d’une femme, plus intimiste qu’épique. Il est tiré des romans d’Anni Blomqvist, série de best-sellers en Finlande écrits dans les années 1960.
Il se déploie sur un temps long mais reste circonscrit les trois quarts du récit à l’île isolée de Stormskerry. Une terre aussi majestueuse qu’inhospitalière, particulièrement l’hiver. C’est là que s’installe Maja, une fois mariée par son père à Janne, modeste pêcheur barbu et bienveillant. Car ce patriarcat cache un amour véritable. Passé une nuit de noces atroce (« Tu as l’air d’une bête à l’abattoir », dit-il. « Et toi d’un démon de la forêt », répond-elle), les deux jeunes époux batifolent dans l’eau gelée et se réchauffent sur les rochers. Janne construit à sa bien-aimée une maison solide, foyer chaleureux qui accueille bientôt…
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