RÉCIT – Lors de la « couturière », Le Figaro a assisté dans les coulisses à la pièce fleuve de Paul Claudel, mise en scène par Éric Ruf. Pendant une journée, ce moment dans l’intimité d’une troupe hors norme et d’une pièce hors du temps s’avère monstrueux et sublime à la fois.
« Je suis plongé dans une grande œuvre dramatique dont je ne sais encore ce qui sortira, mais qui a été pour moi jusqu’ici un merveilleux engin à explorer les profondeurs de l’âme », écrivait Paul Claudel à propos du Soulier de satin . Plus modestement, nous avons pu explorer les profondeurs de la Comédie-Française en nous glissant dans ses coulisses à l’heure de la dernière répétition précédant la première, représentation appelée « couturière » dans le jargon du métier.
Vendredi, à 14 heures, la maison de Molière bruissait des étoffes du Siècle d’or, des robes et des costumes créés par Christian Lacroix, couturier fétiche du metteur en scène Éric Ruf. Dans les couloirs, dans le « foyer Lagrange » des comédiennes et des comédiens, dans les salons de maquillage et de coiffure, nous avons donc assisté – miracle ! – aux ultimes réglages et observé toute la famille du Français qui s’agitait, flottait dans une curieuse et douce…
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